Thursday, March 19, 2009
Monday, March 16, 2009
La poétique de l’ambiguïté dans L’Étranger d’Albert Camus
La clarté et l’obscurité jouent des rôles importants dans l’œuvre l’Étranger d’Albert Camus. L’histoire d’un homme algérois qui vient de perdre sa mère, le roman parle de la philosophie qui concerne tous les êtres humains. Ce qui est toujours une question de la certitude et de l’indéfinie, la philosophie qui se présente particulièrement dans cette œuvre, si vraie, menace de détruire les supports de l’ordre de la société. Donc, pour aller au fond de sa philosophie et l’annoncer d’une façon accessible, il vaut mieux se demander comment Camus joue avec les deux côtés. L’Étranger de Camus, appartient-il à la poétique de l’ambiguïté, ou tout est-il bien éclairé ? Nous verrons d’abord que les événements de l’histoire et les descriptions physiques du roman sont clairement présentés. Nous passerons ensuite au manque de sentiment chez le narrateur ce qui le lecteur se méfie. Enfin, nous discuterons la philosophie de l’auteur transmise à travers le narrateur qui éclaire cette écriture apparentement contradictoire.
L’œuvre de Camus présente l’histoire d’un homme simple qui s’entend bien avec le lecteur. C’est une histoire de Meursault racontée par lui-même, un homme comme n’importe quel homme, qui a une routine tout à fait normale. Il travaille régulièrement en Algérie à tel point que son « patron avait l’air mécontent » quand il lui a demandé deux jours de congé (31). Il habite dans un quartier avec les gens qu’il connaît comme les amis Raymond et Emmanuel. Il va « déjeuner chez Céleste comme d’habitude » (34). Il profite du soleil et il se baigne dans la mer pendant le week-end. Plus tard, il est fiancé à Marie, sa petite amie (67). De plus, il semble avoir une vie tout à fait normale quand il endure la mort de sa mère, « une chose qui devait arriver un jour ou l’autre » et un fait de la vie qui va arriver à tout le monde (53). En tout cas, il participe dans la société avec tout le monde. De plus, il ne se démarque même pas de l’être humain en mettant les événements en valeur. Quand Raymond veut savoir ce que Meursault pense de l’histoire de la tromperie de sa maîtresse, il lui dit « je n’en pensais rien, mais que c’était intéressant » ; quand il demande à Meursault ce qu’il ferait à sa place, il lui dit « on ne pouvait jamais savoir » (51). Meursault reste à part des affaires des autres, et quand ses amis ont besoin de conseil, il ne donne que ce qui est vague et vide d’opinion. Bien sûr, les événements du roman ne sont pas difficiles à énumérer ; Meursault lui-même parle dans un style sec des événements du quotidien comme il ne fait rien que quantifie les événements de sa vie, mais il se concentre méticuleusement sur les détails de son environnement tangible. Il s’intéresse à « la serviette roulante qu’on utilise est tout à fait humide » le soir, à tel point qu’il fait le connaître à son patron qui trouve cela « sans importance » (41-2). Chez Céleste, il note les « gestes saccadés… les mêmes gestes précis d’automate » d’une petite femme qui s’assied pour déjeuner à sa table ; mais, lors qu’elle part, il l’oublie assez vite (69-71). Surtout, il fait attention aux vêtements de Marie, « une belle robe de raies rouges et blanches et des sandales de cuir, » « une robe de toile blanche et ses cheveux (lâchés), » disant toujours qu’il a envie d’elle à cause de cela (55, 75). Et de plus, il ne valorise point ses observations. C’est à cause de ces descriptions soigneuses et de l’accessibilité des événements en général que le lecteur est encouragé à participer à l’histoire avec le narrateur et à s’approcher de lui car il est comme tout le monde. C’est ainsi que le lecteur s’associe au narrateur et lui fait confiance.
Toutefois, l’histoire est présentée par un narrateur qui est à la fois ambivalent et détaché de ses sentiments. Ce phénomène se manifeste dans les sentiments de Meursault envers sa mère. Ayant été interrogé, il répond « sans doute, j’aimais bien maman » (100). Or, dès la première ligne, Camus ne s’intéresse point à la vie de sa mère. Il ne connaît pas l’âge ni la date exacte de sa mort : « Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas » (9). Il ne savait pas non plus qu’elle avait un fiancé, Monsieur Pérez, à l’asile où il ne lui a jamais rendu visite. Tout cela confond le fait s’il aime vraiment sa mère. Intéressant, le même sentiment semble manquer dans ses rapports avec Marie, la fiancée de Meursault : « Elle m’a demandé si je l’aimais. Je lui ai répondu que cela ne voulait rien dire, mais qu’il me semblait que non » (57). L’autre cas où il semble vide de sentiment est le meurtre de l’Arabe. Certes, il est vide de remords, « je ne regrettais pas beaucoup mon acte » et, contre les attentes de la société morale, il se détache de sa culpabilité en disant qu’il l’a tué « à cause du soleil » et de la chaleur ce jour-là (152, 156). Cependant, il rend ses vrais sentiments confus quand il ajoute qu’il « n’avait jamais pu regretter vraiment quelque chose » (153). Ce manque d’émotion chez le narrateur rend Meursault antipathique et exclut le lecteur d’une histoire qui semble être liée avec sa propre vie. En fait, cela rend difficile du lecteur de se rapprocher du personnage de Meursault. Il se méfie donc du narrateur.
C’est peut-être le personnage observateur et ambivalent de Meursault qui brouille la vue du lecteur afin de faire une critique de la société. Toute au long de l’œuvre, le lecteur cherche le sens des actions du narrateur. La société aussi le poursuit en justice surtout pour connaître son mobile pour tuer l’Arabe. Sans explication acceptable, la société lui refuse une place, et il est condamné à mort, « la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français » (162). Sans sentiments, le lecteur perd le but des événements dans le livre, « cela ne veut rien dire, » et il se méfie de lui (100). Enfin, les actions de Meursault tout basculer l’idée bien ancrée dans les gens que la vie a un but essentiel. Camus même partage l’avis existentiel de Meursault que « rien, rien n’avait d’importance » dans la vie (181). C’est la raison pour laquelle Meursault rejette quelques normes de l’humanité, notamment les sentiments de tristesse, d’amour, de remords parce que, vraiment pour lui, « cela ne veut rien dire » (100). À cause de ce rejet, il est considéré comme un criminel, comme « rien d’humain, » comme un véritable « Antéchrist » qui menace de faire déstabiliser toute l’humanité avec son idée impensable (153, 109). Certes, c’est la raison pour laquelle il est condamné à la mort.
En somme, le lecteur s’approche du narrateur et semble entrer dans l’histoire à cause des événements quotidiens et des détails du monde physique soigneusement traité dans le roman. Cependant, en réalité, le lecteur reste en dehors l’histoire en raison d’un narrateur manquant de sentiment pour le monde autour de lui. Tantôt, on entre dans l’histoire, tantôt, on est exclu. Le livre même est obscur dans la façon qu’on le lit. Cette rupture en fait, invite le lecteur à souscrire à la philosophie du narrateur par rapport à la société absurde qui manque de but ultime. En même temps qu’il discrédite son narrateur, l’auteur fait tomber les croyances bien ancrées dans les êtres de la société pour offrir une idée toute neuve à la civilisation, et même très difficile d’apaiser. Alors, c’est l’obscurité de son narrateur qui éclaire la philosophie de l’auteur, et qui rend ce livre inoubliable.
Monday, February 23, 2009
L'Etranger, Albert Camus, Étude 3
La description spécifique de la scène est aussi importante que les événements qui se déroulent à l’intérieur. Souvent, elle se trouve dans les thèmes d’un passage, elle exagère les types de personnages, et certainement, elle donne le ton au narrateur. Dans le cas de l’Étranger par Albert Camus, la description de la scène dirige fortement le rythme de l’action à la fin du chapitre un, pendant que Meursault participe à l’enterrement de sa mère. Pour réaliser la description dans l’œuvre, il souligne les éléments des cinq sens, se concentrant sur la vue avec un zoom sur la lumière et les couleurs. Chaque expérience sensorielle décrite par Meursault amène l’action de plus en plus vite, et aide à la mise au point de sa propre perspective.
Pendant le passage, Meursault s’intéresse souvent à la chaleur de Marengo, où résident les vieillards de l’asile. Il remarque le soleil et surtout, il constate la sueur : ceux qui l’essuient comme l’employé des pompes funèbres, ceux qui la laissent comme le directeur, et comment lui, Meursault, la combattre en l’éventant avec un mouchoir (27-8). Il explique comment la sueur s’écoule de ses joues, ou ne coule pas sur le visage de Pérez à cause de ses rides (30). Certainement, il le fait pour démontrer la différence entre les personnages de la scène en parlant de leurs capacités d’adaptation à la chaleur, et son incapacité de surmonter son propre espace sensoriel.
Ce qui est aussi frappant dans le passage, c’est la présence des sons et des couleurs dans le texte qui constituent la mise en scène. Meursault décrit les alentours de la route comme la campagne pleine du bourdonnement des insectes et « des crépitements d’herbe, » tant qu’ils font tressaillir l’air chaud. Ces sons donnent une vibration à la scène qui trouble la perception, aussi que l’encens de l’enterrement obscurcissant la vue comme une drogue. En outre, les couleurs évoquent les symboles forts. Meursault parle du rouge des oreilles de Pérez, et il indique celui de son sang, des géraniums dans le cimetière, et de la terre qui couvre éventuellement la bière. À partir de ces exemples, il semble que le rouge est la couleur qu’il associe à la mort. Ailleurs, Meursault a la préoccupation de la lumière du soleil qui éclate sur les surfaces noires, notamment sur le goudron, sur la voiture et sur la bière. Il est obsédé par l’effet de vernis construit par la lumière « blanche » et chaude, et les surfaces noires, qui font fondre la réalité de cette expérience dans la chaleur du jour.
La chaleur, les sons bourdonnants, les couleurs et la lumière ajoutent au mouvement des actions dans ce passage. Dans l’incipit de ce passage, Meursault perçoit le soleil montant rapidement dans le ciel, comme vont arriver les actions suivantes. Tous les événements se sont « mis(es) en marche(s) » au rythme des pas de Pérez qui « claudiquait légèrement, » au rythme instable, manquant de la fluidité (27). À partir de cela, tout se passe avec de plus en plus de vitesse, et tout devient confus: Meursault perd Pérez de vue de temps en temps, et ne le retrouve pas sur le chemin du cortège, mais en dédoublant le champ autour de la route. Meursault est lui-même « perdu entre le ciel bleu et blanc… et le monotonie de… noir, » ou bien entre ce qui est clair et ce qui est obscur de réalité et de ses idées (29). Les phrases courtes qui se déroulent vite sans périodes et le bus qui avance péniblement rendent le passage aussi confus que Meursault.
Le narrateur donne la description des alentours pour encadrer les actions dans une scène. Dans l’Etranger, Meursault se concentre sur les descriptions de ses propres sens, insistant sur le toucher, l’ouïe, et la vue en particulier. C’est son expérience des actions qui dirige la rythme et la vitesse de la scène jusqu’à la fin du chapitre. En traversant sa perspective, Meursault met le lecteur dans un véritable tourbillon des événements, et il rend confus l’espace ou la réalité, comme il est perdu dans ses idées.
Monday, February 16, 2009
L'Etranger, Albert Camus, Étude 2
La perspective d’une œuvre donne le ton à l’histoire. Il est important de parler de comment les faits sont présentés par l’auteur, et ici par le narrateur, car ils transmettent les informations importants au lecteur. Le narrateur raconte un récit à la première personne, présentant ses expériences et les autres personnages. De toute façon, le lecteur ne se présent pas d’une manière traditionnelle. Il est incapable de s’exprimer, de parler de ses sentiments ; il énumère plutôt les événements. Cette analyse du passage, venant du livre l’Étranger écrit par Albert Camus, se tourne autour au début de l’œuvre quand le narrateur se présente à l’asile de vieillards. Il le visite pour voir le corps de sa mère qui est morte il y a quelques jours.
D’abord, il est bien d’analyser qui parle pour placer les personnes et les faits importants dans le premier plan. Partout le passage, même s’il raconte à la première personne, tout le monde parle semblant autour de lui, et non pas à lui. Avant et après il les passe, les vieillards dans le couloir fait un « jacassement assourdi de perruches, » et un grand silence pendant (13). Par suite, le narrateur ne parle presque jamais, et les autres personnages expliquent pour lui, supposent ses sentiments. Par exemple, il essaie d’expliquer pourquoi il a rarement rendu visite à sa mère à l’asile, mais le directeur le coupe et suppose qu’elle devait s’ennoyer avec lui car elle était vielle et lui, jeune (11). Puis, quand il ne veut pas parler, ou bien n’a aucun envie d’offrir les raisons pour lesquelles il n’a pas envie de voir le corps de sa mère, le concierge continue lui encourager de s’expliquer, ce qu’il trouve bizarre et déplacé (14). De plus, dès qu’il a envie de communiquer avec d’autres personnes, dans ce cas pour mieux comprendre de quoi sa mère est morte, ils ne lui laissent pas le faire, ici l’infirmière cache son visage derrière « la blancheur du bandeau » (15). Pendant que tout le monde parle de lui, il ne se présente presque jamais dans ses propres mots.
Cependant, le lecteur reçoit quelques vues par rapport au narrateur qui ne se réfère pas alors même qu’il soit un récit à première personne. En particulaire, on a l’impression d’agacement chez le narrateur, et bien sûr du détachement des autres. Par exemple, il est dérangé avoir aller à l’asile, « parce que cela me prenait mon dimanche » même s’il reçoit deux jours de congés à cause de la mort de sa mère (12). Puis, quand il arrive à l’asile, il est pressé de « voir maman tout de suite » et reprend sa vie normale, mais son usage de falloir signale son agacement de la nécessité de rencontrer le directeur premièrement (11). En tout cas, il partage l’avis du directeur que les visites à sa mère auraient dû gêner les deux après un temps, à cause de l’habitude dans leurs propres vies. Ces traits de personnage se présentent ensemble comme un véritable thème dans ses actions et dans sa vie.
Alors, la question qui reste est pourquoi écrire une oeuvre à la première personne quand le narrateur parle peu ? Pourtant, il est nécessaire de dire que le narrateur parle d’une autre façon. Il décrit les actions des autres, et il raconte son expérience de l’extérieur à propos de son intérieur. Il veut montrer vraiment ses expériences à travers son point de vue, sans valoriser l’expérience. Il ne veut pas moraliser le lecteur disant que tel ou tel est bon dans la vie et l’autre n’est pas bon, comme font les règles religieuses, par exemple. En fait, la raison pour laquelle l’Étranger est écrit de cette manière est que le narrateur est existentialiste. Il a envie de montrer sa propre vie, la seule qu’il en a, et comment il a choisi de la diriger. C’est une raison contre quoi l’on ne peut pas lutter.
Monday, February 9, 2009
L'Etranger, Albert Camus, Étude 1
D’un premier regard, le début de l’Étranger par Albert Camus est véritablement frappant, et donne le ton au livre. L’histoire commence avec une mort, celle de la mère du narrateur, et elle continue avec les événements suivants d’une vie.
En égard de son style, Camus utilise les phrases courtes et simples qui énumèrent les faits, ou plutôt, les actions qui se passes. Ce style fait le personnage du narrateur succinct. Le lecteur passe d’un événement au suivant, en sautant du temps entre eux. Le style d’auteur aussi décrit un personnage du narrateur détaché et impassible. Ce qui est intéressant, c’est que le narrateur parle de la mort de sa mère de la même manière qu’il raconte les événements d’un jour, d’un voyage qui semble manquer de la signifiance selon le narrateur. Comme avant, il n’indique que des faits, que des chiffres de son voyage, et les petits événements qui se sont passés. Au même temps, je trouve son personnage assez égocentrique. Le narrateur anticipe les condoléances de son employeur même s’il apparaît à ne pas s’inquiéter pour sa mère morte. Camus donne des exemples de rapports entre le narrateur et les autres personnages, et en leur comparant, il montre encore un personnage semblait dégagé d’émotion.
De toute façon, bien que les mots sentimentaux lui manquent, le narrateur parle de son expérience. Camus écrit d’une manière qui arrive à évoquer quelques émotions des personnages. Sans doute, il l’a exprès fait pour que le lecteur fasse les liens, qu’il s’attache à la signifiance, et que son personnage soit curieux.
Monday, February 2, 2009
Le prémier jour de mon stage
